English ¦ Français ¦ Español
Menu principal
Accueil
Le Manuel Sphère
Sphère en pratique
Actualités Sphère
Formation
Matériel disponible
Base de données des documents
Calendrier
Forums
Contacts
A propos de Sphère
Quality & Accountability Initiatives
Sphère par région

Se connecter
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Se souvenir de moi
?
Pas encore de compte ?
Recherche
Calendrier
August 2008 September 2008 October 2008
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30
Podcast
Subscribe to our audio Podcasts Podcast
RSS
To receive Sphere lastest News, right click on the RSS icon, copy shortcut and then paste it in any feed reader
  
Conception Convertir en PDF Version imprimable
Norme 4 relative aux abris et aux établissements : conception
La conception de l'abri est acceptable pour la population affectée et lui fournit suffisamment de confort thermique, d'air frais et de protection contre les intempéries pour qu'elle puisse maintenir sa dignité, sa santé, sa sécurité et son bien-être.

Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)

  • La conception de l'abri et les matériaux utilisés sont familiers lorsque c'est possible et acceptables sur les plans culturel et social (Cf. note d'orientation 1).

  • On accorde la priorité à la réparation des abris endommagés existants ou à l'amélioration de solutions initiales d'abris construites par la population affectée par la catastrophe (Cf. note d'orientation 2).

  • Les matériaux alternatifs requis pour fournir un abri temporaire sont durables, pratiques et acceptables pour la population affectée (Cf. note d'orientation 3).

  • Le type de construction, les matériaux utilisés et la taille et le positionnement des ouvertures offrent un confort thermique et une aération optimaux (Cf. notes d'orientation 4-7).

  • L'accès aux sources d'approvisionnement en eau et aux installations sanitaires, et la fourniture appropriée de moyens de recueillir l'eau de pluie, d'emmagasiner l'eau, d'assurer le drainage et la gestion des déchets solides, viennent compléter la construction des abris (Cf. note d'orientation 8).

  • Les mesures de lutte antivectorielle sont incorporées dans la conception, et les matériaux sont sélectionnés de manière à réduire au minimum les risques pour la santé (Cf. note d'orientation 9).


Notes d'orientation

1. Conception participative: chaque ménage affecté doit participer autant que possible aux efforts en vue de déterminer la forme finale des abris et les matériaux utilisés. On donnera la priorité aux opinions des groupes ou des individus qui doivent en général passer plus de temps à l'intérieur des abris. L'orientation de l'abri individuel ou de la zone couverte, les dimensions et l'agencement de l'espace fourni, le positionnement des ouvertures des portes et des fenêtres de manière à permettre un accès adéquat, à laisser entrer la lumière et à assurer la ventilation, et toutes les subdivisions internes reflèteront les pratiques locales lorsqu'on sait qu'elles sont sûres. Ceci sera influencé par des évaluations des formes de logement typiques actuellement utilisées pour accommoder les besoins (Cf. norme relative à la participation).

2. Initiatives locales en matière d'abris et réparation des bâtiments endommagés: les populations affectées par une catastrophe improvisent souvent des solutions d'abri à l'aide des matériaux récupérés de leur logement endommagé ou obtenus par d'autres moyens au niveau local, en utilisant des techniques de construction traditionnelles ou improvisées. Elles préféreront peut-être recevoir un soutien matériel et une assistance technique pour rendre une ou deux pièces habitables au sein d'une maison endommagée ou pour améliorer des abris improvisés à des solutions d'abri inconnues ou collectives. Il faut aborder les risques liés à d'autres catastrophes naturelles éventuelles, comme des répliques de tremblement de terre ou des glissements de terrain, les menaces potentielles pour la sécurité et les questions de réconciliation pour les ménages de retour dans des zones affectées par un conflit, ainsi que les risques pour la santé et la sécurité posés par des infrastructures ou des bâtiments endommagés.

3. Matériaux et construction: lorsqu'il n'est pas facile ou conseillé de se procurer des matériaux locaux ou familiers, des conceptions et des matériaux culturellement acceptables seront identifiés au travers d'une consultation participative avec la communauté affectée. On fournit en général des bâches en plastique renforcé aux ménages durant la phase initiale d'une intervention en situation de catastrophe avec, à l'occasion, de la corde et du matériel de soutien, comme du bois, des tubes en plastique ou des sections en acier galvanisé achetés au niveau local. Ces bâches devront satisfaire les spécifications acceptées par la communauté humanitaire internationale.

4. Dans les climats assez chauds et humides: les abris devront être orientés et conçus de manière à assurer une aération maximale et à réduire au minimum l'entrée directe du soleil. Il faudra éviter de bloquer les ouvertures, par exemple par des abris voisins, afin de porter au maximum la circulation de l'air. Le toit sera suffisamment incliné pour permettre l'écoulement de l'eau de pluie et doté de surplombs importants. La construction de l'abri sera légère, puisqu'il ne nécessite pas une capacité thermique importante. On prendra en compte les pluies saisonnières et on réfléchira à un drainage adéquat des eaux de surface autour de l'abri et à des sols surélevés afin de réduire au minimum la pénétration de l'eau. La végétation existante peut accroître l'absorption de l'eau par le sol.

5. Dans les climats chauds et secs: la construction sera lourde pour assurer une capacité thermique élevée et permettre aux changements de température nocturnes et diurnes de rafraîchir ou de réchauffer l'intérieur, ou bien légère mais bien isolée. On accordera une attention adéquate à la conception structurelle des constructions lourdes dans les zones présentant des risques de séismes. Si l'on ne dispose que de bâches en plastique ou de tentes, il faudra fournir un double toit avec une ventilation entre les couches afin de réduire l'augmentation de chaleur radiante. En positionnant les ouvertures des portes et des fenêtres dans la direction contraire à celle du vent dominant, on contribuera à réduire au minimum le réchauffement causé par les vents chauds et le rayonnement du sol environnant. La construction d'abris adjacents, les formes naturelles du terrain et les arbres situés à proximité permettront d'accroître les zones ombragées et la protection contre les vents chauds. Il faudra prévoir un sol attenant aux murs extérieurs afin de réduire au minimum la pénétration du sable.

6. Dans les climats froids: des constructions lourdes dotées d'une capacité thermique élevée seront requises pour les abris occupés toute la journée. Une construction légère dotée d'une capacité thermique faible et d'une isolation importante sera plus appropriée pour les abris occupés uniquement la nuit. La circulation de l'air à l'intérieur de l'abri sera maintenue au minimum nécessaire pour assurer le confort personnel, tout en fournissant également une ventilation adéquate pour les appareils de chauffage ou les fourneaux. Les ouvertures des portes et des fenêtres seront conçues de manière à réduire au minimum les courants d'air. Des fourneaux ou autres formes d'appareils de chauffage sont essentiels et doivent être appropriés pour l'abri. La perte de chaleur corporelle par le sol sera réduite au minimum en veillant à ce que celui-ci soit isolé et en utilisant des nattes isolées, des matelas ou des lits surélevés (Cf. norme 1 relative aux articles non alimentaires, et norme 4).

7. Ventilation: une ventilation adéquate sera prévue dans la conception de l'abri pour maintenir un environnement interne salubre et pour limiter le risque de transmission de maladies comme la tuberculose, laquelle se propage par l'inhalation de microgouttelettes infectieuses.

8. Pratiques locales concernant l'acquisition d'eau, l'assainissement et la gestion des déchets: les pratiques pré-catastrophe concernant l'accès à l'eau salubre et les méthodes de défécation et de gestion des déchets seront établies, et on identifiera les possibilités et les entraves liées à ces pratiques dans la situation post-catastrophe. L'emplacement des w.c. et des installations de gestion des déchets solides ne doit pas compromettre les aspects culturels, environnementaux, sociaux ou relatifs à la sécurité de la conception ou de l'agencement des abris individuels ou de l'établissement (Cf. chapitre sur l'approvisionnement en eau, l'assainissement et la promotion de l'hygiène).

9. Identification des risques vectoriels: on cherchera à comprendre les pratiques locales de construction, les modes d'utilisation des abris par les personnes déplacées et la sélection des matériaux avant de concevoir les abris et de décider des mesures ultérieures de lutte antivectorielle. Les risques sont en général liés aux moustiques, aux rats et aux mouches, ainsi qu'aux animaux nuisibles comme les serpents, les scorpions et les termites (Cf. normes 1-3 relatives à la lutte antivectorielle).


Pages vues: 11835

  Commenter cet article

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

< Précédent   Suivant >

This site is better viewed with Internet Explorer
Sphere Project© copyright 2006
Humanitarian Charter and Minimum Standards in Disaster Response