Norme 6 relative aux abris et aux établissements : impact sur l'environnement L'impact négatif sur l'environnement est réduit au minimum au travers de l'installation des ménages affectés par la catastrophe, de la recherche de fournisseurs de matériaux et des techniques de construction utilisées. |
Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)
Dans le cadre de l'installation temporaire ou permanente de la population affectée, on prend en compte la quantité de ressources naturelles disponibles (Cf. notes d'orientation 1-2).
Les ressources naturelles sont gérées de manière à satisfaire les besoins actuels des populations déplacée et d'accueil (Cf. notes d'orientation 1-2).
La production et la fourniture de matériaux de construction et le processus de construction entraînent la diminution minimale à long terme des ressources naturelles (Cf. notes d'orientation 2-3).
Les arbres et le reste de la végétation sont conservés dans la mesure du possible pour accroître la rétention de l'eau, maintenir au minimum l'érosion du sol et faire de l'ombre (Cf. note d'orientation 4).
Les sites des abris collectifs ou des camps temporaires planifiés sont remis dans leur état initial, sauf s'il en a été convenu autrement, une fois qu'ils ne sont plus requis comme abris d'urgence (Cf. note d'orientation 5).
Notes d'orientation
1. Durabilité et gestion des ressources environnementales: dans les environnements où les ressources naturelles sont trop limitées pour pouvoir subvenir aux besoins d'un nombre considérablement supérieur d'habitants, il faudra faire des efforts pour contenir la pression non viable sur l'environnement. Il faudra fournir des réserves externes durables de combustible et proposer des options gérées pour la pâture du bétail, la production agricole et les activités de soutien des moyens de subsistance dépendant des ressources naturelles. Dans les environnement dotés de ressources naturelles en quantité importante qui pourraient supporter une augmentation considérable du nombre d'habitants, la population affectée devra être répartie, au besoin, dans plusieurs petits établissements, car ceux-ci seront moins susceptibles de nuire à l'environnement que les établissements humains d'envergure. Les droits d'accès aux ressources naturelles existantes, comme le combustible, l'eau, le bois de construction, la pierre et le sable, etc., ainsi que l'utilisation et l'entretien normaux des terres et des zones boisées existantes seront déterminés.
2. Atténuation de l'impact environnemental à long terme: lorsque la nécessité de fournir un abri aux populations affectées entraîne un impact négatif significatif sur l'environnement, par exemple au travers de la diminution des ressources naturelles locales, il faudra fournir des efforts pour réduire au minimum les effets à long terme au travers d'une gestion environnementale et d'activités de réhabilitation complémentaires.
3. Recherche de matériaux de construction: il faudra procéder à une évaluation initiale de l'impact environnemental des pratiques pré-catastrophe relatives à la recherche de matériaux et de la pression post-catastrophe à grande échelle sur les ressources naturelles, comme l'eau, le bois de construction, le sable, la terre et les herbages, ainsi que le combustible pour la cuisson des briques et des tuiles. On déterminera les utilisateurs coutumiers, les taux d'extraction et de régénération, et la propriété ou le contrôle de ces ressources. Des sources différentes ou complémentaires d'approvisionnement pourraient soutenir l'économie locale et réduire les effets susceptibles de dégrader l'environnement local à long terme. Il faudra spécifier des sources d'approvisionnement multiples et la réutilisation de matériaux récupérés, des matériaux et processus de production alternatifs (comme l'utilisation de blocs de terre stabilisés), ainsi que l'adoption de pratiques durables comme la replantation complémentaire ou les programmes de régénération.
4. Érosion: il faudra entreprendre une évaluation de l'utilisation typique des terres, de la distribution de la végétation existante et des modes de drainage des eaux de surface afin d'évaluer l'impact d'un éventuel déblaiement de terrain. L'utilisation de terres agricoles ou de pâture devra être planifiée de manière à réduire au minimum tout impact négatif sur l'habitat naturel local. Les solutions en matière d'abri seront planifiées de façon à conserver les arbres et autre végétation utiles pour assurer la stabilisation du sol, pour créer d'importantes zones ombragées et pour fournir une protection contre les rigueurs du climat. On planifiera les routes, les chemins et les réseaux de drainage de manière à utiliser au mieux les courbes de niveau naturelles pour maintenir au minimum l'érosion et les inondations. Lorsque ceci s'avère impossible à faire, on prendra des mesures satisfaisantes afin de contenir toute érosion probable, comme des caniveaux de drainage creusés, des tuyauteries de drainage sous les chaussées, ou encore des talus de terre plantés afin de réduire au minimum le ruissellement des eaux (Cf. norme 1 relative au drainage).
5. Transfert: la régénération naturelle de l'environnement à l'intérieur et aux alentours des abris collectifs et des camps planifiés ou spontanés temporaires sera étayée par des mesures appropriées de réhabilitation environnementale pendant la durée de vie de l'établissement temporaire. La clôture finale de ces établissements temporaires sera gérée de manière à assurer l'élimination satisfaisante de tous les matériaux ou déchets ne pouvant être réutilisés ou qui pourraient nuire à l'environnement.
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