Norme 4 relative aux articles non alimentaires : fourneaux, combustible et éclairage Chaque ménage affecté par la catastrophe a accès à des installations communes pour la cuisine ou à un fourneau et à une réserve accessible de combustible pour les besoins de la cuisson des aliments et pour assurer son confort thermique. Chaque ménage dispose également des moyens nécessaires pour bénéficier d'un éclairage artificiel durable et assurer ainsi sa sécurité personnelle. |
Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)
Lorsque les aliments sont cuits par les ménages eux-mêmes, chaque ménage dispose d'un fourneau et de combustible pour satisfaire ses besoins essentiels en ce qui concerne la cuisson des aliments et le chauffage (Cf. notes d'orientation 1-2).
On identifie des sources de combustible durables sur les plans environnemental et économique, et on leur donne la priorité par rapport au combustible émanant de sources externes (Cf. note d'orientation 3).
Le combustible est obtenu de manière sûre et sans risques, et on ne signale aucune atteinte à la sécurité des personnes parties à la recherche de combustible (Cf. note d'orientation 4).
Un espace sûr pour l'entreposage du combustible est disponible.
Chaque ménage a accès à des moyens durables pour bénéficier d'un éclairage artificiel, par exemple des lanternes ou des bougies.
Chaque ménage a accès à des allumettes ou à un autre moyen approprié d'allumer le combustible ou les bougies, etc.
Notes d'orientation
1. Fourneaux: les pratiques locales existantes seront prises en compte au moment de spécifier les solutions relatives aux fourneaux et au combustible utilisés. Il faudra promouvoir les pratiques de cuisson des aliments permettant d'économiser l'énergie, y compris la préparation du bois de chauffe, la gestion du feu, la préparation des aliments, la cuisine partagée, etc. Ceci pourrait supposer des changements possibles des types d'aliment à préparer, comme les rations éventuelles fournies par les programmes d'assistance alimentaire - par exemple, les légumineuses requièrent un temps de cuisson plus long, et donc une quantité de combustible considérable. Lorsque des populations déplacées sont hébergées dans des abris collectifs, il est préférable de fournir des installations communes ou centralisées de cuisine et de chauffage, plutôt que de donner un fourneau à chaque ménage, car ceci permet de réduire au minimum les risques d'incendie et la pollution intérieure par la fumée.
2. Ventilation: s'ils sont utilisés dans un lieu fermé, les fourneaux seront équipés de tuyaux pour évacuer les gaz d'échappement ou la fumée vers l'extérieur de manière sûre. Autrement, on se servira du positionnement des fourneaux et des ouvertures de l'abri les moins exposées aux intempéries pour assurer une ventilation adéquate et limiter le risque de pollution intérieure et de problèmes respiratoires. Les fourneaux seront conçus de manière à réduire au minimum le risque d'incendie et de pollution à l'intérieur et à l'extérieur.
3. Sources durables de combustible: les sources de combustible seront gérées, et des mesures seront prises pour rétablir et régénérer les ressources afin d'assurer la durabilité de l'approvisionnement.
4. Collecte du combustible: on devra consulter les femmes sur les sites et sur les moyens de collecte du combustible destiné à la cuisine et au chauffage afin d'aborder les questions de sécurité personnelle. Il faudra tenter d'atténuer la pression exercée par la collecte de combustible sur les groupes tout particulièrement vulnérables, comme les ménages ayant à leur tête une femme, ou bien ceux qui comptent en leur sein une PVVS. On prendra des dispositions spéciales dans la mesure du possible, par exemple le choix de combustibles nécessitant moins de main-d'œuvre, l'utilisation de fourneaux économiques et des sources accessibles de combustible.
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