Norme 5 relative à la lutte contre les maladies transmissibles: détection des flambées, enquête et réaction Les flambées de maladies transmissibles sont détectées, et font l'objet d'une enquête et d'un contrôle dans des délais adéquats et de manière efficace.
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Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)
Le système d'information sanitaire (SIS) englobe un élément d'alerte précoce (Cf. notes d'orientation 1-2).
Le lancement de l'enquête sur la flambée a lieu dans les 24 heures suivant la notification.
The outbreak is described according to time, place and person, leading to the identification of high-risk groups.
La flambées est décrite selon le moment, l'endroit et la personne, ce qui permet l'identification des groupes à risque. Des précautions adéquates sont prises pour protéger la sécurité des individus et des données.
Des mesures de contrôle appropriées spécifiques à la maladie et au contexte sont mises en œuvre le plus tôt possible (Cf. notes d'orientation 3-4).
Les taux de létalité sont maintenus à des niveaux acceptables (Cf. note d'orientation 5):
- choléra: 1% ou moins;
- dysenterie Shigella: 1% ou moins;
- typhoïde: 1% ou moins;
- méningite cérébro-spinale: variable (Cf. note d'orientation 6).
Notes d'orientation
1. Système d'alerte précoce pour les flambées de maladies infectieuses: les éléments clés d'un système de ce type engloberont:
- des définitions de cas et des seuils définis et distribués à toutes les installations de santé tenues de présenter des comptes rendus;
- des agents sanitaires communautaires formés pour détecter et signaler des flambées potentielles de l'intérieur de la communauté;
- le signalement des flambées suspectées au niveau suivant approprié du système de santé dans les 24 heures suivant la détection;
- des systèmes de communication établis pour veiller à la notification rapide des autorités sanitaires compétentes, par ex. radio, téléphone.
2. Confirmation de l'existence d'une flambée: il n'est pas toujours simple de déterminer si l'on est en présence d'une flambée, et il n'existe pas de définitions claires des seuils pour toutes les maladies.
a. Maladies pour lesquelles un seul cas peut indiquer une flambée : choléra, rougeole, fièvre jaune, Shigella, fièvres hémorragiques virales.
b. Méningite cérébro-spinale: pour les populations de plus 30.000 personnes, 15 cas/100.000 personnes/semaine en une semaine indiquent une flambée; cependant, en cas de risque élevé de flambée (c'est-à-dire s'il n'y a pas eu de flambée au cours des 3 dernières années et si la couverture vaccinale est <80%), ce seuil est réduit à 10 cas/100.000/semaine. Au sein des populations de moins de 30.000 personnes, une incidence de cinq cas en une semaine ou le doublement du nombre de cas sur une période de trois semaines confirment une flambée.
c. Paludisme: il existe des définitions moins spécifiques. Cependant, une augmentation du nombre de cas supérieure à l'augmentation prévue pour l'époque de l'année au sein d'une population et dans une zone définies peut indiquer une flambée.
3. Contrôle de la flambée: il faut élaborer des mesures de contrôle conçues spécifiquement pour mettre fin à la transmission de l'agent causant la flambée. Souvent, les connaissances préexistantes concernant l'agent peuvent orienter la conception de mesures de contrôle appropriées dans des situations spécifiques. En général, les activités de réaction englobent:
- contrôle de la source. Parmi ces interventions peuvent figurer l'amélioration de la qualité et de la quantité de l'eau (par ex. choléra), le diagnostic et le traitement rapides (par ex. paludisme), l'isolement (par ex. dysenterie), le contrôle des réservoirs des animaux (par ex. peste, fièvre de Lassa).
- protection des groupes prédisposés. Parmi ces interventions peuvent figurer l'immunisation (par ex. rougeole, méningite, fièvre jaune), la chimioprophylaxie (par ex. prévention du paludisme pour les femmes enceintes), l'amélioration de la nutrition (par ex. infections respiratoires aiguës).
- interruption de la transmission. Parmi les interventions peuvent figurer la promotion de l'hygiène (par ex. pour toutes les maladies transmises par voie oro-fécale), la lutte antivectorielle (par ex. paludisme, dengue).
(Cf. également chapitre 2: approvisionnement en eau, assainissement et promotion de l'hygiène.)
4. Lutte antivectorielle et paludisme: durant une flambée de paludisme, les mesures de lutte antivectorielle comme la pulvérisation de produits à effet rémanent à l'intérieur des bâtiments et la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) devront être orientées par des évaluations entomologiques et des connaissances spécialisées. Ces interventions demandent un soutien et un suivi logistiques considérables qui ne seront pas toujours disponibles durant la phase initiale de la catastrophe. Pour les populations qui ont déjà un niveau élevé d'utilisation de MII (>80%), la réimprégnation des moustiquaires avec des pyréthroïdes pourra contribuer à enrayer la transmission (Cf. normes 1-2 relatives à la lutte antivectorielle).
5. Taux de létalité (TL): si les TL dépassent ces niveaux précisés, une évaluation immédiate des mesures de contrôle sera entreprise, et des mesures rectificatives seront prises pour veiller à ce que ces TL soient maintenus à un niveau acceptable.
6. TL pour la méningite cérébro-spinale: le TL acceptable pour la méningite cérébro-spinale varie selon le contexte général et l'accessibilité aux services de santé. En général, les agences de santé s'efforceront d'atteindre un TL aussi bas que possible, bien que, durant une flambée, il puisse atteindre 20%.
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