Norme commune 3 : intervention Une intervention humanitaire est requise dans les situations où les autorités compétentes ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de protection et d'assistance de la population se trouvant sur le territoire sous leur contrôle, ou ne sont pas disposées à le faire, et lorsque l'évaluation initiale et l'analyse indiquent que ces besoins ne sont pas satisfaits. |
Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes de référence)
- Lorsque des personnes risquent la mort suite à une catastrophe, les programmes donnent la priorité aux besoins à satisfaire pour sauver des vies (Cf. note d'orientation 1).
- Les programmes et les projets sont conçus pour soutenir et protéger la population affectée et pour promouvoir ses moyens de subsistance, de manière à atteindre ou à dépasser les normes minimales de Sphère, telles qu'elles sont illustrées par les indicateurs clés (Cf. note d'orientation 2).
- Il y a une coordination et un échange d'informations efficaces entre les personnes affectées par l'intervention post-catastrophe et celles qui y prennent part. Les organisations humanitaires entreprennent des activités sur la base des besoins, lorsque leurs connaissances techniques spécialisées et leur capacité peuvent avoir l'impact le plus important dans le programme global d'assistance (Cf. note d'orientation 3).
- Organisations, programmes and projects that " Les organisations, les programmes et les projets qui ne peuvent pas répondre aux besoins identifiés ou qui ne sont pas à même d'atteindre les normes minimales communiquent leurs lacunes éventuelles pour que d'autres entités puissent apporter leur aide (Cf. notes d'orientation 4-5).
- Dans les situations de conflit, le programme d'assistance tient compte de l'impact possible de l'intervention sur la dynamique de la situation (Cf. note d'orientation 6).
Notes d'orientation
1. Répondre aux besoins réels: l'intervention humanitaire doit être organisée de manière à satisfaire les besoins se dégageant de l'évaluation. Il faut veiller à ne pas inclure dans les filières de livraison des articles superflus qui pourraient entraver l'acheminement des articles essentiels.
2. Atteindre les normes minimales: les programmes et les projets de l'intervention seront conçus de manière à combler l'écart entre les conditions de vie existantes et les normes minimales de Sphère. Il est néanmoins important de faire la distinction entre les besoins urgents et les besoins chroniques de la population affectée. Dans de nombreux cas, les besoins humanitaires et les ressources qui seraient requises pour permettre à une communauté, une zone, une région, voire un pays d'atteindre les normes minimales dépassent de loin les ressources disponibles. Une organisation ne peut pas s'attendre à obtenir ce résultat à elle seule, et les communautés, leurs voisins, les gouvernements d'accueil, les bailleurs de fonds et les autres organisations locales et internationales ont tous un rôle important à jouer. La coordination entre les entités qui interviennent dans une situation de catastrophe est essentielle pour combler les lacunes cruciales.
3. Capacité et connaissances spécialisées: dans les situations où une organisation est hautement spécialisée, ou bien munie d'un mandat pour répondre à certains besoins (ou groupes) particuliers, elle cherchera à produire l'impact humanitaire le plus important possible en utilisant sa propre base de ressources et de compétences. Toutefois, même dans les limites spécifiques de ses connaissances spécialisées ou de son mandat, il est probable que les besoins humanitaires globaux dépasseront ses ressources organisationnelles. Lorsqu'une organisation constate que sa capacité dépasse les besoins, elle devra signaler cette capacité à la communauté plus large des entités humanitaires qui sont intervenues et apporter sa contribution au moment et aux endroits où le besoin s'en fait sentir.
4. Signaler les lacunes: bien que les organisations humanitaires préfèrent faire état des succès de leurs programmes et d'évaluations positives d'initiatives en cours afin de faciliter le financement de programmes futurs, elles doivent toutefois être prêtes à reconnaître rapidement les lacunes dans leur capacité de satisfaire les besoins fondamentaux.
5. Partage des informations: les organisations qui identifient des besoins cruciaux doivent en informer la communauté dans son ensemble dès que possible, afin de permettre aux organisations qui disposent des ressources et de la capacité les plus appropriées d'intervenir. Dans la mesure du possible, elles utiliseront la terminologie, les normes et les procédures reconnues pour aider les autres à préparer leurs interventions plus rapidement et efficacement. L'utilisation de formats et de lignes directrices standard pour les questionnaires, convenus entre le gouvernement d'accueil et les organisations au niveau du pays, peuvent considérablement faciliter la tâche à cet égard.
6. Porter au maximum l'impact positif et limiter les dommages: les conflits et la concurrence pour obtenir des ressources peu abondantes entraînent souvent une insécurité accrue, l'emploi abusif ou le détournement de l'aide, sa distribution inéquitable ou sa déviation. Comprendre la nature et la source du conflit contribue à faire en sorte que l'aide soit distribuée de manière impartiale et réduit ou évite les effets négatifs. Dans les situations de conflit, une analyse des acteurs, des mécanismes, de la problématique et du contexte du conflit devra être effectuée avant la planification du programme.
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