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ii) Gestion de l'aide alimentaire
Le but de la gestion de l'aide alimentaire est de fournir de la nourriture aux personnes qui en ont le plus besoin. De façon générale, il s'agit de fournir les bons produits, au bon endroit, en bon état, au bon moment et au prix juste, avec des pertes minimales dues à la manutention.
Le poids et le volume de l'aide alimentaire requise pour subvenir aux besoins d'une population importante gravement affectée par une catastrophe peuvent se monter à des milliers de tonnes. Le mouvement physique des denrées alimentaires vers les points de distribution peut supposer un réseau étendu d'acheteurs, d'agents transitaires, de transporteurs et de récipiendaires, et des manipulations et transferts multiples d'un mode de transport à l'autre. Ces réseaux, ou chaînes d'approvisionnement, sont formés en utilisant une série de contrats et d'accords, qui définissent les rôles et les responsabilités, et établissent des obligations et des droits d'indemnisation, entre les parties des contrats. Tout ceci requiert des procédures correctes et transparentes qui contribuent à l'établissement de la reddition de comptes.
Pour mettre sur pied et gérer la chaîne d'approvisionnement, il faut une coopération entre les bailleurs de fonds, le gouvernement récipiendaire, les acteurs humanitaires, les autorités locales, les divers prestataires de services et les organisations communautaires locales intervenant dans le programme d'aide alimentaire. Chaque partie aura des rôles et des responsabilités spécifiques en tant que lien, ou série de liens, dans la chaîne d'approvisionnement. Comme une chaîne n'est jamais aussi forte que son maillon le plus faible, toutes les parties prenant part à la logistique de l'aide alimentaire se partagent la responsabilité de maintenir le flot de denrées en quantité suffisante pour atteindre les cibles et les calendriers des distributions.
L'équité du processus de distribution revêt une importance primordiale, et la participation des membres de la population affectée par la catastrophe à la prise de décisions et à la mise en œuvre de ce processus est essentielle. Les personnes devront être informées de la quantité et du type de rations alimentaires qui seront distribuées, et elles doivent se sentir convaincues que le processus de distribution est juste et qu'elles reçoivent ce qui leur a été promis. Toute différence entre les rations fournies aux différents groupes doit être expliquée et comprise.
Norme 1 relative à la gestion de l'aide alimentaire: manutention de la nourriture La nourriture est entreposée, préparée et consommée de manière sûre et appropriée aux niveaux du ménage et de la communauté.
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Indicateurs clés (à lire conjointement avec les notes d'orientation)
Il n'y a pas d'effets négatifs sur la santé découlant d'une manutention ou d'une préparation inadéquates de la nourriture sur les sites de distribution éventuels (Cf. note d'orientation 1).
Les récipiendaires d'aide alimentaire sont informés sur l'importance de l'hygiène alimentaire et la comprennent (Cf. note d'orientation 1).
Il n'y a pas de plaintes concernant les difficultés liées à l'entreposage, la préparation, la cuisson ou la consommation de la nourriture distribuée (Cf. note d'orientation 2).
Tous les ménages ont accès à des ustensiles de cuisine, à du combustible et à du matériel d'hygiène appropriés (Cf. notes d'orientation 3-4).
Les personnes qui ne sont pas en mesure de préparer la nourriture ou de s'alimenter seules ont accès à une personne qui peut s'occuper d'elles, leur préparer des aliments appropriés au bon moment et leur donner à manger au besoin (Cf. notes d'orientation 4-5).
Lorsque la nourriture est distribuée déjà cuite, les membres du personnel ont suivi une formation concernant l'entreposage sûr, la manutention des denrées et la préparation de la nourriture, et comprennent les dangers sanitaires potentiels dus à des pratiques incorrectes.
Notes d'orientation
1. Hygiène alimentaire: le changement de circonstances peut perturber les pratiques habituelles des populations en matière d'hygiène. Il peut donc s'avérer nécessaire de promouvoir l'hygiène alimentaire et de soutenir activement des mesures compatibles avec les conditions et les caractéristiques des maladies au niveau local, par exemple en insistant sur l'importance de se laver les mains avant de manipuler la nourriture, d'éviter la contamination de l'eau, de prendre des mesures de lutte contre les animaux et insectes nuisibles, etc. L'entreposage des aliments de façon sûre au niveau du ménage sera clairement expliqué aux intéressés, et les personnes chargées de dispenser des soins recevront des informations sur l'utilisation optimale des ressources du ménage pour l'alimentation des enfants et sur les méthodes sûres de préparation des aliments (Cf. norme relative à la promotion de l'hygiène).
2. Sources d'information: elles peuvent être, entre autres, les systèmes de suivi du programme, des discussions en groupe de réflexion avec les récipiendaires et des enquêtes rapides parmi les ménages.
3. Articles ménagers et combustible: chaque ménage doit avoir accès à au moins une casserole, à des récipients d'une capacité de 40 litres pour emmagasiner l'eau, à 250 g de savon par personne et par mois, et à une quantité adéquate de combustible pour préparer la nourriture. Si l'accès au combustible de cuisine est limité, il faudra distribuer des aliments demandant un court temps de cuisson. Si ceci n'est pas possible, des sources externes d'approvisionnement en combustible devront être établies pour combler le manque (Cf. norme 3 relative à l'approvisionnement en eau, et normes 2-4 relatives aux articles non alimentaires).
4. L'accès aux moulins et autre matériel de traitement des aliments, ainsi qu'à de l'eau salubre, est très important dans la mesure où il permet aux personnes de préparer des aliments sous la forme qui leur convient le mieux et également d'avoir plus de temps à consacrer à d'autres activités productives. Les personnes chargées de dispenser des soins qui doivent attendre ces services trop longtemps pourraient plutôt consacrer ce temps à préparer des aliments, à nourrir des enfants ou à entreprendre d'autres tâches ayant un effet positif sur les résultats nutritionnels et/ou l'autonomie à long terme. Le traitement des aliments au niveau du ménage (y compris la mouture) peut réduire le temps (ainsi que les quantités d'eau et de combustible) requis pour la cuisson.
5. Besoins spéciaux: bien que cette liste ne soit pas exhaustive, parmi ceux qui ont besoin d'une assistance pour s'alimenter figurent en général les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées et les personnes vivant avec le VIH/sida. Cf. norme 2 relative au soutien nutritionnel général).
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