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TABLE DES MATIÈRES DU MANUEL:
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Annexes Table des matières (cliquez sur le titre pour visiter la page) 1. Instruments juridiques qui étayent
le manuel de Sphère
1 Instruments juridiques qui étayent le manuel de Sphère
Déclaration universelle des droits de l'homme, 1948. Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966. Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels, 1966 Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes
de discrimination raciale, 1969. Les quatre Conventions de Genève de 1949 et leurs deux Protocoles
additionnels de 1977. Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et Protocole
relatif au statut des réfugiés de 1967. Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, 1984. Convention pour la prévention et la répression du crime
de génocide, 1948. Convention relative aux droits de l'enfant, 1989. Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination
à l'égard des femmes, 1979. Convention relative au statut des apatrides, 1960. Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays, 1998.
2 Le code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les ONGs lors des opérations de secours en cas de catastrophes Préparé conjointement par
la Fédération internationale des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Comité international
de la Croix-Rouge Note
Objet Le présent Code de conduite a pour objet de préserver nos principes de comportement. Il n'aborde pas les questions opérationnelles de détail, telles que la façon de calculer les rations alimentaires ou d'installer un camp de réfugiés. Il vise en revanche à sauvegarder les critères élevés d'indépendance et d'efficacité auxquels aspirent les ONG fournissant des secours en cas de catastrophe et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il s'agit d'un code volontaire, dont l'application repose sur la détermination de chacune des organisations qui y adhère de respecter les normes qu'il définit. En cas de conflit armé, le présent Code de conduite sera interprété et appliqué conformément au droit international humanitaire. Le texte du Code, qui figure ci-après, est suivi de trois annexes
qui décrivent le cadre de travail que nous voudrions voir créé
par les gouvernements hôtes, les gouvernements donateurs et les
organisations intergouvernementales, afin de faciliter une organisation
efficace de l'assistance humanitaire.
Définitions ONG: On entend ici par ONG (organisation non gouvernementale) des organisations - nationales ou internationales - qui sont indépendantes du gouvernement du pays où elles ont été fondées. IHNG: L'expression "institution humanitaire non gouvernementale" a été spécialement conçue pour désigner, aux fins du présent document, les composantes du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge - à savoir le Comité international de la Croix-Rouge, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ses Sociétés nationales membres - et les ONG, telles que définies ci-dessus. Le présent code se réfère spécifiquement aux IHNG qui fournissent des secours en cas de catastrophe. OIG: On entend ici par OIG (organisation intergouvernementale) des organisations constituées par plusieurs gouvernements. Ce terme comprend donc l'ensemble des institutions des Nations Unies, ainsi que des organisations régionales telles que l'Organisation de l'unité africaine, la Commission européenne ou l'Organisation des Etats américains. Catastrophe: le terme "catastrophe"
désigne une calamité qui provoque des morts, de graves souffrances
humaines et une détresse aiguë, ainsi que des dégâts
matériels de grande ampleur.
Code de conduite Principes de comportement pour le Mouvement
international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les ONG
dans l'exécution de programmes de secours en cas de catastrophe
1 L'impératif humanitaire, priorité
absolue Le droit de recevoir et d'offrir une assistance humanitaire est un principe
humanitaire fondamental dont devraient bénéficier tous les
citoyens de tous les pays. Membres de la communauté internationale,
nous reconnaissons l'obligation qui nous incombe d'apporter une assistance
humanitaire partout où le besoin s'en fait sentir. Il en découle
que l'accès sans restriction aux populations sinistrées
revêt une importance fondamentale pour l'exercice de cette responsabilité.
La raison primordiale de nos interventions en cas de catastrophe est de
soulager les souffrances des victimes les moins aptes à en supporter
les conséquences. En fournissant une aide humanitaire, nous accomplissons
un acte qui n'est ni partisan, ni politique, et qui ne doit en aucun cas
être considéré comme tel.
2 L'aide est apportée sans aucune
considération de race, de croyance ou de nationalité du
bénéficiaire, et sans discrimination d'aucune sorte. Les
priorités en matière d'assistance sont déterminées
en fonction des seuls besoins Nous nous engageons, dans toute la mesure du possible, à fonder
l'apport des secours sur une évaluation approfondie des besoins
des sinistrés et des capacités locales existantes pour y
pourvoir. Nous tiendrons compte, dans chaque composante de nos programmes,
du principe de la proportionnalité. Les souffrances humaines doivent
être soulagées où qu'elles se manifestent; la vie
est également précieuse en tout lieu. Nous apporterons donc
nos secours en fonction de l'ampleur des souffrances qu'ils visent à
soulager. Nous sommes pleinement conscients, en appliquant ce principe,
du rôle crucial qu'assument les femmes dans les communautés
exposées aux catastrophes, et nous veillerons à ce que nos
programmes d'aide, loin d'affaiblir ce rôle, le renforcent. La mise
en oeuvre d'une telle politique, universelle, impartiale et indépendante,
requiert la possibilité, pour nous-mêmes et pour nos partenaires,
d'avoir accès aux ressources nécessaires pour apporter de
tels secours de façon équitable, ainsi que la possibilité
d'accéder à toutes les victimes des catastrophes, sans distinction.
3 L'aide ne saurait être utilisée
au service de convictions politiques ou religieuses, quelles qu'elles
soient L'aide humanitaire est fournie en fonction des besoins des particuliers,
des familles et des communautés. Si toute IHNG peut légitimement
professer des convictions politiques ou religieuses, nous déclarons
qu'en aucun cas l'assistance ne saurait dépendre de l'adhésion
des bénéficiaires à ces opinions. En aucun cas nous
ne lierons la promesse, la fourniture ou la distribution de l'assistance
à l'adhésion à des convictions politiques ou religieuses
déterminées ou à leur acceptation.
4 Nous nous efforcerons de ne pas servir
d'instrument à la politique étrangère des gouvernements Les IHNG sont des institutions qui agissent indépendamment des
gouvernements. Nous définissons donc nos propres lignes de conduite
et nos stratégies d'application, et nous nous abstenons d'appliquer
la politique de quelque gouvernement que ce soit, sauf dans la mesure
où elle coïncide avec notre propre politique, formulée
en toute indépendance. Ni sciemment, ni par négligence,
nous ne permettrons que nos institutions, ou le personnel que nous employons,
soient utilisés pour réunir, à l'intention de gouvernements
ou d'autres instances, des informations délicates de portée
politique, militaire ou économique qui pourraient être utilisées
à des fins autres que strictement humanitaires; de même,
nous ne servirons pas d'instrument à la politique étrangère
des gouvernements donateurs. Nous utiliserons l'assistance qui nous sera
remise pour répondre aux besoins; cette assistance ne saurait être
guidée par la nécessité pour les donateurs de se
débarrasser de leurs excédents, ni par les intérêts
politiques de tel ou tel donateur. Nous apprécions et encourageons
les dons volontaires en services et en espèces offerts par des
particuliers soucieux d'appuyer nos activités, et nous reconnaissons
l'indépendance d'une action fondée sur cette motivation.
Afin de sauvegarder notre indépendance, nous tenterons de ne pas
dépendre d'une seule source de financement.
5 Nous respecterons les cultures et les
coutumes Nous nous appliquerons à respecter la culture, les structures
et les coutumes des communautés et des pays dans lesquels nous
menons nos activités.
6 Nous chercherons à fonder nos
interventions sur les capacités locales Même sous le coup d'une catastrophe, toutes les populations et les communautés recèlent des capacités, alors même qu'elles apparaissent vulnérables. Nous prenons l'engagement de renforcer ces capacités chaque fois que cela sera possible, en recrutant du personnel local, en achetant des matériaux disponibles sur place et en traitant avec des entreprises locales. Nous collaborerons dans toute la mesure du possible avec les IHNG locales pour associer nos efforts en matière de planification et de mise en oeuvre de nos opérations, et nous coopérerons avec les pouvoirs locaux si nécessaire. La bonne coordination de nos interventions en cas de catastrophe sera pour nous une tâche prioritaire. Pour être efficace, cette coordination doit être assurée sur place par les personnes les plus directement engagées dans les opérations de secours; il convient d'y associer des représentants des organes compétents des Nations Unies.
7 Nous nous emploierons à trouver
des moyens d'associer les bénéficiaires des programmes à
la gestion des secours L'assistance en cas de catastrophe ne doit jamais être imposée
aux bénéficiaires. Pour garantir l'efficacité des
secours et une reconstruction durable, les bénéficiaires
potentiels doivent être associés à la conception,
à la gestion et à l'exécution du programme d'assistance.
Nous chercherons à assurer la pleine participation de la communauté
à nos programmes de secours et de reconstruction.
8 Les secours doivent autant viser à limiter les vulnérabilités futures qu'à satisfaire les besoins essentiels Toutes les opérations de secours exercent un effet - positif ou négatif - sur les perspectives de développement à long terme. Nous chercherons donc à mettre en oeuvre des programmes de secours qui limitent la vulnérabilité des bénéficiaires à l'égard de catastrophes futures et qui les aident à subvenir à leurs besoins. Nous accorderons une attention particulière aux préoccupations relatives à l'environnement dans la conception et la gestion des programmes de secours. En outre, nous ferons tout pour réduire au minimum les effets négatifs de l'assistance humanitaire, en cherchant à prévenir la dépendance durable des bénéficiaires à l'égard de l'aide extérieure.
9 Nous nous considérons responsables,
tant à l'égard des bénéficiaires potentiels
de nos activités que vis-à-vis de nos donateurs Nous faisons souvent fonction d'intermédiaire entre ceux qui souhaitent
offrir une assistance et les victimes de catastrophes qui ont besoin d'aide.
Nous nous considérons par conséquent investis d'une responsabilité
envers ces deux groupes. Tous nos rapports avec les donateurs et les bénéficiaires
seront marqués par une attitude de franchise et de transparence.
Nous reconnaissons pleinement la nécessité de rendre compte
de nos activités, tant sur le plan financier que sur celui de l'efficacité.
Nous reconnaissons l'obligation de contrôler strictement les distributions
de secours et d'en évaluer régulièrement les effets.
Nous chercherons en outre à rendre compte ouvertement de l'impact
de nos activités et des facteurs qui limitent ou qui favorisent
cet impact. Nos programmes s'appuieront sur des critères très
sévères de professionnalisme et de savoir-faire afin de
réduire au minimum le gaspillage de ressources précieuses.
10 Dans nos activités d'information,
de promotion et de publicité, nous présenterons les victimes
de catastrophes comme des êtres humains dignes de respect, et non
comme des objets de commisération Les victimes d'une catastrophe méritent en tout temps le respect
et doivent être considérées dans nos activités
comme des partenaires à traiter sur un pied d'égalité.
Dans nos campagnes d'information du public, nous donnerons une image objective
de la catastrophe en mettant en valeur, non seulement les vulnérabilités
et les craintes des victimes, mais encore leurs capacités et leurs
aspirations. Tout en coopérant avec les médias afin de sensibiliser
au mieux le public, nous ne permettrons pas que des demandes externes
ou internes de publicité prennent le pas sur l'objectif de développer
au maximum les secours. Nous éviterons toute compétition
avec d'autres organisations de secours pour gagner l'attention des médias
au cas où cette publicité risquerait de porter atteinte
aux services fournis aux bénéficiaires, à la sécurité
de notre personnel ou à celle des bénéficiaires.
Le cadre de travail Ayant pris l'engagement unilatéral de nous efforcer de respecter le Code énoncé ci-dessus, nous présentons ci-après à titre indicatif quelques principes directeurs qui décrivent le cadre que nous souhaitons voir créé par les gouvernements donateurs, les gouvernements hôtes et les organisations intergouvernementales - au premier rang desquelles les institutions des Nations Unies - afin de faciliter une participation efficace des IHNG aux interventions en cas de catastrophe. Ces principes directeurs sont donnés à titre d'orientation.
Ils ne sont pas juridiquement contraignants, et nous n'attendons pas des
gouvernements ou des OIG qu'ils manifestent leur acceptation de ces principes
en signant un document quelconque, encore qu'il pourrait s'agir là
d'un objectif d'avenir. Ils sont présentés dans un esprit
d'ouverture et de coopération, pour communiquer à nos partenaires
notre vision idéale de la relation que nous souhaitons établir
avec eux.
Annexe I : Recommandations aux gouvernements
des pays sinistrés
1 Les gouvernements devraient reconnaître
et respecter l'action indépendante, humanitaire et impartiale des
IHNG Les IHNG sont des organismes indépendants et apolitiques. Les
gouvernements hôtes devraient respecter cette indépendance
et cette impartialité.
2 Les gouvernements hôtes devraient
faciliter l'accès rapide des IHNG aux victimes des catastrophes Pour agir dans le plein respect de leurs principes humanitaires, les
IHNG doivent bénéficier d'un accès prompt et impartial
aux victimes des catastrophes, afin d'apporter une assistance humanitaire.
Il incombe au gouvernement concerné, dans l'exercice de sa responsabilité
des affaires de l'Etat, de ne pas faire obstacle à cette assistance,
et d'accepter l'action impartiale et apolitique des IHNG. Les gouvernements
hôtes devraient faciliter l'entrée rapide sur leur territoire
du personnel chargé des secours, en particulier en levant les exigences
de visa de transit, d'entrée et de sortie, ou en faisant en sorte
que ces visas soient accordés rapidement. Les gouvernements devraient
accorder aux aéronefs transportant du personnel et des secours
internationaux l'autorisation de survoler leur territoire et d'y atterrir
pendant toute la durée de la phase d'urgence.
3
En cas de catastrophe, les gouvernements devraient faciliter le prompt
acheminement des secours et la transmission rapide des informations Les secours et le matériel d'urgence ne sont acheminés dans un pays que pour y soulager des souffrances humaines, et non dans un but commercial ou lucratif. Les marchandises de ce type devraient en principe pouvoir circuler librement et sans restriction, sans qu'il soit nécessaire de produire des certificats d'origine consulaires ou des factures, des licences d'importation ou d'exportation, et sans être soumises à d'autres restrictions ou à des taxes à l'importation, des redevances d'atterrissage ou des taxes portuaires. Les gouvernements des pays hôtes devraient faciliter l'importation temporaire du matériel de secours nécessaire, y compris véhicules, aéronefs légers et instruments de télécommunications, en levant provisoirement les restrictions en matière de licence ou d'enregistrement. De même, les gouvernements ne devraient pas entraver la réexportation de ce matériel au terme d'une opération de secours. Afin de faciliter les communications en cas de catastrophe, les gouvernements des pays hôtes devraient assigner certaines fréquences radio que les organisations de secours pourraient utiliser sur le territoire national et pour des communications internationales, et faire connaître ces fréquences à l'ensemble des organismes de secours sans attendre que survienne une catastrophe. Ils devraient autoriser le personnel chargé des secours à utiliser tous les moyens de communication requis pour ses opérations.
4 Les gouvernements devraient chercher
à fournir un service coordonné d'information et de planification
en cas de catastrophe C'est au gouvernement du pays hôte qu'incombe en dernier ressort la responsabilité de la planification et de la coordination générales des opérations de secours. Ces tâches seront grandement facilitées si les IHNG sont informées sur les besoins de secours, sur les procédures mises en place par le gouvernement en matière de planification et de mise en oeuvre des programmes de secours, et sur les risques éventuels menaçant leur sécurité. Les gouvernements sont instamment priés de fournir ce type d'informations
aux IHNG. Pour faciliter l'efficacité de la coordination et des activités
de secours, les gouvernements des pays hôtes sont conviés à désigner,
sans attendre qu'une catastrophe ne frappe, une instance unique chargée
d'assurer la liaison entre les IHNG venant apporter leur concours et les
autorités nationales.
5 Secours en cas de conflit armé En cas de conflit armé, les opérations de secours sont
régies par les dispositions applicables du droit international
humanitaire.
Annexe II : Recommandations aux gouvernements
donateurs
1 Les gouvernements donateurs devraient
reconnaître et respecter l'action indépendante, humanitaire
et impartiale des IHNG Les IHNG sont des organismes indépendants et apolitiques, dont
l'indépendance et l'impartialité devraient être reconnues
par les gouvernements donateurs. Ces gouvernements devraient s'abstenir
d'utiliser les IHNG au service d'un objectif politique ou idéologique,
quel qu'il soit.
2 Les gouvernements donateurs devraient,
lorsqu'ils fournissent des fonds, garantir l'indépendance des opérations Les IHNG acceptent l'assistance financière et matérielle
des gouvernements donateurs dans le même esprit d'humanité
et d'indépendance qui régit la distribution des secours
aux victimes des catastrophes. La mise en oeuvre des opérations
de secours relève en dernier ressort de la responsabilité
de l'IHNG concernée, et sera effectuée selon ses propres
principes.
3 Les gouvernements donateurs devraient
utiliser leurs bons offices pour aider les IHNG à obtenir l'accès
aux victimes des catastrophes Les gouvernements donateurs devraient reconnaître qu'ils assument
une part de responsabilité à l'égard de la sécurité
du personnel des IHNG et de sa liberté d'accès aux sites
de catastrophes. Ils devraient être disposés en cas de nécessité
à intervenir à cette fin, sur le plan diplomatique, auprès
des gouvernements des pays sinistrés.
Annexe III : Recommandations aux organisations
internationales
1 Les OIG devraient reconnaître
les IHNG, locales et étrangères, comme des partenaires précieux Les IHNG sont disposées à coopérer avec les Nations
Unies et avec d'autres institutions intergouvernementales pour faire en
sorte que les interventions en cas de catastrophe soient aussi efficaces
que possible, cela dans un esprit de coopération respectueux de
l'intégrité et de l'indépendance de tous les partenaires.
Les institutions intergouvernementales doivent pour leur part respecter
l'indépendance et l'impartialité des IHNG. Celles-ci devraient
être consultées par les institutions des Nations Unies lors
de la préparation des plans de secours.
2 Les OIG devraient aider les gouvernements
des pays sinistrés à établir un cadre général
pour la coordination des secours internationaux et locaux en cas de catastrophe Les IHNG ne sont généralement pas habilitées à
établir le cadre général de coordination face aux
catastrophes qui exigent une intervention internationale. Cette responsabilité
incombe au gouvernement du pays hôte et aux autorités compétentes
au sein des Nations Unies, qui sont instamment priés de fournir
ce service de manière opportune et efficace, dans l'intérêt
de l'Etat sinistré et de l'ensemble des acteurs nationaux et internationaux
intervenant à la suite d'une catastrophe. En tout état de
cause, les IHNG devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer
une coordination efficace de leurs propres services. En cas de conflit armé, les opérations de secours sont
régies par les dispositions applicables du droit international
humanitaire.
3 Les OIG devraient étendre aux
IHNG la protection assurée aux institutions des Nations Unies Lorsque les organisations intergouvernementales bénéficient
de mesures de protection pour leur sécurité, ces mesures
devraient être étendues aux IHNG avec lesquelles elles collaborent
sur le terrain, lorsque ces dernières en font la demande.
4 Les OIG devraient accorder aux IHNG
les mêmes possibilités d'accès aux informations pertinentes
que celles dont jouissent les institutions des Nations Unies Les OIG sont instamment priées de partager avec les IHNG associées à leurs opérations toutes les informations propres à permettre une intervention efficace en cas de catastrophe.
L'équipe du Projet Sphère Chef de projet: Nan Buzard Responsable de la formation: Sean
Lowrie Chargée de projet: Verónica
Foubert Assistante de projet: Elly Proudlock
Comité de gestion du projet InterAction | Save the Children Alliance | CARE International | Fédération
luthérienne mondiale (FLM/ACT) | Voluntary Organisations in Cooperation
in Emergencies (VOICE) | Mercy Corps | Action by Churches Together (ACT)
| Oxfam GB | Steering Committee for Humanitarian Response (SCHR - Comité
directeur pour l'action humanitaire) | Comité international de
la Croix-Rouge (CICR) | Fédération internationale des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge | Conseil International des Agences
Bénévoles (ICVA) | Caritas Internationalis
Bailleurs de fonds Outre les contributions apportées par les organisations membres
indiquées ci-dessus, le projet Sphere a été financé
par les organismes suivants : Australian Agency for International Development (AusAID - Agence d'Australie
pour le développement international) | Ministère belge du
développement | Agence canadienne de développement international
(L'ACDI) | Danish International Development Assistance (DANIDA - Assistance
danoise pour le développement international) | Disaster Emergency
Committee (DEC) | Agence finlandaise pour le développement (FINNIDA)
| l'Office d'Aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO)
| The Ford Foundation | Development Cooperation Ireland (DCI - Cooperation
irlandaise au dévéloppement) | Division pour l'aide humanitaire
du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas
| Swedish International Development Cooperation Agency, (Sida - Agence
suédoise de coopération pour le développement international)
| Direction du développement et de la coopération (DDC,
Suisse) | Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) | United Kingdom
Department for International Development (DFID - Département du
Royaume-Uni pour le développement international) |The United States
Department of State Bureau of Population, Refugees and Migration (US-PRM
- Bureau de la population, des réfugiés et de la migration
du département d'Etat américain) | United States Agency
for International Development Office of Foreign Disaster Assistance (US-OFDA
-Bureau de l'assistance à l'étranger en cas de catastrophe
de l'Agence des Etats-Unis
Spécialistes techniques des chapitres
Approvisionnement en eau, assainissement
et promotion de l'hygiène: Andy Bastable, Oxfam GB Sécurité alimentaire:
Helen Young, Tufts University Nutrition: Anna Taylor, Save the
Children UK Aide alimentaire: John Solomon,
CARE Etats-Unis et NM Prusty, CARE Inde Abris, établissements humains et
articles non alimentaires: Graham Saunders, Catholic Relief Services Services de santé: Richard
J Brennan, International Rescue Committee Normes communes à tous les secteurs:
Hormis les specialistes techniques de chaque chapitre et les coordinateurs
des questions transversales, les personnes suivantes ont contribué
à ce chapitre : Jock Baker, Nan Buzard, Jim Good, Maurice Henderson,
Susanne Jaspars, Charles Kelly, Ron Ockwell, Sylvie Robert
Coordinateurs de questions transversales Les enfants : Jane Gibreel, Save
the Children UK Les personnes âgées :
Nadia Saim, HelpAge International Les personnes handicapées :
Beverly Ashton, Action on Disability and Development Le "genre" : Rosemarie
McNairn, Oxfam GB La protection : Ed Schenkenberg,
ICVA Le VIH/SIDA : Paul Spiegel, HCR/CDC L'environnement : Mario Pareja, CARE/HCR
Animatrice des réunions sur la révision du manuel : Isobel McConnan Editeur: David Wilson
Les normes et indicateurs de Sphère se fondent sur l'expérience collective et les bonnes pratiques d'individus et d'organisations actifs dans de nombreux domaines différents du travail humanitaire. Comme pour la première édition du manuel, cette version révisée aurait été impossible à entreprendre sans la collaboration de nombreuses personnes des quatre coins du monde. En tout, ce sont des milliers d'individus, répartis dans 80 pays et représentant plus de 400 organisations, qui ont pris part au processus et lui ont consacré une quantité significative de temps et de connaissances spécialisées. Tout au long du développement du manuel, on a mis l'accent sur la consultation, avec la participation de réseaux de groupes de pairs à tous les stades du processus. En particulier, des membres du personnel humanitaire travaillant dans des pays où des catastrophes surviennent fréquemment, et qui utilisent le manuel sur le terrain, ont présenté des réactions et commentaires détaillés. Le résultat ne représente pas le point de vue d'une quelconque organisation. Il représente plutôt la volonté active et délibérée de la communauté humanitaire de s'unir pour échanger une grande quantité d'expérience et d'enseignements, en vue d'améliorer la qualité et la reddition de comptes de l'action humanitaire. Merci à tous ceux qui ont contribué à faire de cette intention une réalité. Sphère tient à exprimer sa reconnaissance pour la contribution de tous ceux qui ont participé, tant au manuel original qu'à la présente révision, mais il nous faudrait plus de 40 pages pour énumérer tous les noms et nous ne disposons pas de la place nécessaire pour le faire. Cependant, une liste complète de toutes les organisations et personnes qui ont apporté leur contribution figure sur le site internet de Sphère : http://www.sphereproject.org
ACT: Action by Churches Together (Action commune des Eglises) ALNAP : Active Learning Network for Accountability in Practice (Réseau didactique actif aux fins de responsabilisation effective) BCAH : Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) CAD : Comité d'aide au développement / OCDE CDAH : Comité de direction pour l'action humanitaire CDC : Centers for Disease Control and Prevention (Centres pour le contrôle et la prévention de la maladie) CICR : Comité international de la Croix-Rouge DMU : Dispositif minimum d'urgence FAO: Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture FLM : Fédération luthérienne mondiale HCR : Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) IAPSO : Bureau des services d'achats interorganisations / PNUD INFCD : International Nutrition Foundation for Developing Countries (Fondation internationale pour la nutrition dans les pays en développement) MSF: Médecins Sans Frontières NCHS : Centre national de statistiques sur la santé, Etats-Unis OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques OFDA : Bureau de l'assistance aux pays étrangers en cas de catastrophe, (USAID) OMM : Organisation météorologique mondiale OMS : Organisation mondiale de la santé ONG : Organisation non gouvernementale PAM : Programme alimentaire mondial PNUD : Programme des Nations Unies pour le développement PNUE : Programme des NationsUnies pour l'environnement PTSS : Programme and Technical Support Section (UNHCR), (Section des programmes et du soutien technique, (HCR)) SCN : Comité permanent sur la nutrition des Nations Unies UNDRO : Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les secours en cas de catastrophe UNICEF : Fond des Nations Unies pour l'enfance USAID : Agence des Etats-Unis pour le développement international WCRWC : Women's Commission for Refugee Women and Children (Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés) |
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