Lignes directrices relatives à la traduction de la Charte humanitaire, des normes minimales pour les interventions lors de catastrophes et du matériel de formation Sphère

Conditions générales

1. La traduction doit être mise à la disposition de l’ensemble de la communauté de l’assistance humanitaire (partage), quelle que soit l’institution qui se charge de l’assurer.

2. Il est fait appel aux services d’un(e) traducteur(trice) professionnel(le), de préférence une personne qui connaisse l’action humanitaire.

3. Un groupe d’« humanitaires », ayant pour langue maternelle celle dans laquelle le texte doit être traduit et issus de différentes institutions travaillant dans le pays/la langue, est constitué pour convenir de la terminologie, des termes et concepts clés et du processus de traduction. (Idéalement, le groupe proposera/désignera une personne avec laquelle le(la) traducteur(trice) pourra prendre contact tout au long du processus, voir Pratiques utiles.)

4. Il est fait appel aux services d’un correcteur d’épreuves professionnel autre que le(la) traducteur(trice).

5. L’organisation ou les organisations assurant la traduction envoie(nt) au Bureau de Sphère la version électronique finale de la traduction (infofr@sphereproject.org) et une copie papier (C.P. 372, 1211 Genève 19, Suisse).

6. Il est essentiel d’inscrire la mention suivante sur la première page du document « La traduction de ce manuel a été assurée par les institutions suivantes…. ».

7. Aucune institution, aucun groupe d’institution et aucun particulier ne peut prétendre au versement de droits au titre de la traduction.

Note : Ces Lignes directrices ne couvrent pas les questions liées à la production et à la publication, les différences en la matière étant considérables d’un pays à l’autre. Si vous avez des questions à ce sujet et souhaitez être conseillé, n’hésitez pas à prendre contact avec le Bureau de Sphère ( 41-22-730.4501 ou e-mail infofr@sphereproject.org)

Pratiques utiles

Termes et concepts clés : comme cela est indiqué au point 3, il est nécessaire de parvenir à un consensus au sujet de la terminologie et des concepts clés OU d’utiliser un glossaire déjà approuvé (HCR, UNICEF, etc.), et de bien faire comprendre au traducteur/à la traductrice qu’il(elle) doit utiliser cette terminologie.

Communication : il est essentiel de communiquer avec votre traducteur(trice), surtout au début du processus. Idéalement, cette responsabilité incombe à une personne ayant pour langue maternelle celle dans laquelle le texte doit être traduit. Douée d’excellentes compétences en matière de rédaction, elle travaille pour une organisation spécialisée dans l’intervention en cas de catastrophe. Cette personne doit accepter de revoir en détail les premières pages de la traduction et d’être en contact régulier avec le(la) traducteur(trice).

Correction des épreuves : Si vos ressources vous le permettent, faites appel à un correcteur d’épreuves qui relira l’ensemble de la traduction (assurez-vous qu’il/elle connaît les termes et les concepts clés déjà définis par votre groupe) pour repérer les éventuelles erreurs de grammaire, de ponctuation, de mise en page, etc. Si vos ressources sont limitées, ce travail sera réalisé par la personne chargée de la liaison avec le(la) traducteur(trice).

Matériels de formation : Il est souvent utile de traduire le matériel de formation Sphère en même temps que le manuel. Le matériel contient des présentations et des études de cas particulièrement utiles sur la manière d’utiliser le manuel dans le cadre de la préparation aux catastrophes et des opérations.
Comme le manuel, les matériels de formation sont disponibles sur le site Internet (www.sphereproject.org) en anglais, en français et en espagnol. Les lignes directrices ci-dessus s’appliquent aussi à eux.