Phase II du Project Sphère :  Rapport de Situation  NO 2

1er mai  – 31 octobre 2001

 

 

Sommaire

Dans l’ensemble, le projet se déroule conformément au calendrier établi, en fin de première année de phase III. Tous les objectifs sont atteints et cette initiative continue à susciter un intérêt marqué dans tous les secteurs du système humanitaire. A titre indicatif, les ateliers de Formation des Formateurs Sphère sont très prisés, le nombre de demandes dépassant cinq fois les places disponibles. De plus en plus d’ONG organisent des ateliers Sphère, ce qui augmente les besoins en formateurs expérimentés. En outre, les agences de l’ONU ainsi que certains établissements pédagogiques multiplient leurs demandes d’exposés sur Sphère. Par conséquent, la question que se pose le projet est comment gérer cette demande accrue en provenance des ONG, des agences de l’ONU, des centres pédagogiques, des fonctionnaires et praticiens en matière de formations, d’expériences pilotes, de présentations, d’avis sur le manuel, de traductions, etc… et ce avec les moyens dont le projet dispose.

 

Le Comité de gestion de Sphère est en train d’explorer la meilleure manière de procéder – tant à court qu’à long terme. Le Comité reconnaît qu’il n’y a pas de « bonne » façon d’aboutir à une meilleure qualité de prestations et de prise de responsabilités et que bien des voies différentes peuvent mener au même but. Il reste que le projet Sphère a engendré un degré de consensus inégalé au sein de la communauté diverse des ONG, du mouvement de la Croix-Rouge, des bailleurs de fonds, de l’ONU et des établissements d’enseignement. D’autres initiatives sont appelées à perdurer et à se débattre avec des problèmes similaires. Quoiqu’il en soit, le succès du projet Sphère ainsi que l’ampleur des applications et du soutien qu’il a suscité ont bien dépassé les attentes de départ, ce qui constitue, pour une fois, un véritable triomphe de l’espoir sur les expériences passées.

 

En effet, la Charte humanitaire et les normes minimales ont tissé une langue commune, produit un maillage d’intérêts qui unissent de multiples intervenants de l’aide humanitaire, forgeant ainsi un but cohérent et commun qui transcende les visées d’une institution, d’une organisation ou d’un pays donné. Il existe une volonté large et profonde à la base, au sein de la communauté des ONG (à l’échelon international et national) et dans d’autres branches du secteur humanitaire, de continuer à développer l’initiative Sphère. Ces souhaits s’étendent de la demande accrue de formations, et de soutiens aux expériences pilotes avec pour cela les ressources nécessaires, jusqu’aux suggestions plus complexes concernant l’extension des secteurs ou des chapitres traités dans le manuel ainsi que la révision et la correction de ce dernier.

Le Comité de gestion du projet Sphère s’est donc mis en quête d’un moyen probant de poursuivre cette mission de manière cohérente. Le Comité veut assurer l’avenir de cet engagement collectif à promouvoir et à améliorer en continu la qualité et la prise de responsabilités au sein du secteur humanitaire. Par conséquent, le Comité de gestion a inscrit ce point à l’ordre du jour de sa prochaine réunion, fin janvier 2002.

 

Compte rendu à l’aune des objectifs proposés pour la phase III

 

1. Programme de formation

1.1     Compte tenu de l’expérience et des avis exprimés, continuer à mettre à jour et à peaufiner les modules pédagogiques actuels.     

Les quatre modules de formation continuent à être testés et à être modifiés en conséquence. Tous les modules ont été révisés et utilisés à l’occasion de l’atelier de Formation des Formateurs (FdF) en avril 2001. Compte tenu des avis exprimés au FdF, une autre série de remaniements a commencé et devrait être terminée d’ici décembre 2001. Des contrats ont été passés avec des experts indépendants pour l’essentiel de ce travail qui est mené en étroite collaboration avec le responsable de formation Sphère. Cinq cents pages de documents seront traduites en français et en espagnol, mises à disposition sur le site web du projet et peut-être réunies sous forme de guide pédagogique.

 

1.2 Organiser un séminaire de Formation des Formateurs (FdF).                                                                                         

Compte tenu de l’ampleur de la demande, le projet organise quatre cours supplémentaires de FdF au lieu des deux initialement prévus. Un deuxième séminaire de formation aura lieu en novembre 2001, suivi d’un atelier destiné aux francophones en décembre (au Maroc), aux hispanophones en janvier (au Pérou),  puis un autre en Australie, en avril 2002. Ces ateliers forment des personnes qui sont ensuite à disposition pour effectuer un travail inter- et intra-agences et ainsi les capacités linguistiques de Sphère s’élargissent (au swahili, norvégien et allemand, par exemple).

 

1.3 Faciliter l’animation de 15 ateliers interagences organisés à travers le monde.                                                                

Au cours de la période considérée, les animateurs du projet se sont chargés de cinq ateliers interagences (ce qui porte le nombre total de séminaires à 12) dans les pays suivants : Colombie, Géorgie, Honduras, Jordanie et Pakistan (Peshawar) / Afghanistan. Les stagiaires ont fréquemment souligné la neutralité et la sécurité qu’offrent ces lieux de formation – d’où une nette amélioration du cadre pédagogique, sous les angles de qualité et d’efficacité.

 

Non contents de répondre à  la demande d’ateliers structurés, le projet Sphère multiplie les consultations en matière de formation – aidant ainsi les agences à concevoir et à gérer des séminaires adaptés, et ce en les assistant dans la définition des buts et objectifs, dans la formulation des grands points ou messages principaux et dans l’affinement des critères de sélection des stagiaires. Ce soutien se traduit aussi comme suit : mise en contact avec des formateurs Sphère qui organiseront des ateliers en qualité de consultants indépendants ; appui pour identifier des créneaux de formations ; conseils sur la façon d’intégrer les supports pédagogiques de Sphère dans le contexte de l’organisation et poursuite du travail de mentor auprès des formateurs.

 

En mai 2001, le responsable de la formation a suivi un cours UNDAC de deux semaines et fait un exposé sur l’usage du manuel Sphère dans le cas d’évaluations rapides. Tous les participants ont reçu un exemplaire du manuel.

 

2. Tâches de vulgarisation

2.1 Aller au devant de la communauté de l’aide humanitaire en prêtant un soin tout particulier aux situations et aux voix du sud et de l’est.

Diverses initiatives se déroulent dans le monde. En voici un exemple récent.

Avec le soutien de l’OCHA, les autorités angolaises ont adopté une loi, en janvier 2000, sur la réinstallation des populations déplacées (soit plus d’un tiers des habitants du pays) en s’appuyant sur les Principes Directeurs applicables aux Personnes Déplacées et sur le manuel Sphère. Dans le cadre d’une démarche nationale de planification concernant l’assistance humanitaire et la réinstallation, l’OCHA a demandé aux animateurs du projet Sphère de collaborer à l’organisation d’un atelier de formation des formateurs pour les Angolais sur les instruments, les principes juridiques (lois nationales, principes directeurs, Charte humanitaire) ainsi que sur l’application des normes minimales et des critères nationaux en matière de cycle de projet. Cet atelier a eu lieu en août 2001. Les animateurs du projet maintiendront le contact avec l’OCHA et les autorités angolaises au sujet des modalités de suivi.

 

2.2 Faciliter l’intégration et la ratification de Sphère dans les agences opérationnelles de l’ONU, en mettant l’accent sur la coordination avec les partenaires qui mettront ces principes en oeuvre.

Les contacts se poursuivent avec la plupart des agences pilotes et s’intensifient avec le WPF, le HCR, l’UNICEF et l’OMS qui commencent à se servir du manuel comme outil de coordination avec leurs ONG partenaires. L’OCHA continue à insister sur l’utilisation de Sphère dans son processus d’appel consolidé (PAC) et à apprendre à ses coordinateurs d’aide humanitaire les modalités d’emploi ainsi qu’à souligner les mérites de ce manuel.

 

2.3 Dresser des plans-cadres de travail et élaborer des dossiers pouvant être adaptés aux besoins de consortiums nationaux qui souhaitent créer des point focaux Sphère.

En plus du soutien apporté à  la formation, les animateurs du projet appuient les points focaux dans leurs travaux pilotes. Le Consortium des Agences humanitaires (CAH) en est une bonne illustration. Il s’agit d’un organisme faîtier qui aide les ONG internationales et nationales qui en sont membres à appliquer Sphère au Sri Lanka. Le CHA se sert de la vidéo et des brochures Sphère comme modèles pour son propre travail de vulgarisation.

 

2.4 Passer en revue, mettre à jour et entretenir le site web.

Le site web continue à être un vecteur important de diffusion d’information et nous nous sommes engagés à le mettre à disposition en totalité, en trois langues (anglais, espagnol et français). De plus, une version russe et portugaise du manuel sont accessibles et il en sera bientôt de même pour l’arabe. En analysant le site, les animateurs du projet ont découvert l’existence de 50 liaisons extérieures aboutissant à Sphère. Nous avons inclus une section intitulée “Liaisons utiles” que nous prévoyons d’améliorer par une description détaillée sur chaque liaison. Le nombre des consultations du site reste stable, à 125 000 par mois, les pages les plus lues étant celles concernant l’approvisionnement en eau et l’assainissement (hormis la page de garde).

 

2.5 Produire une vidéo de 60 minutes sur des situations de catastrophe en cours qui illustreront concrètement les modalités d’application pratique de Sphère sur le terrain.

Le script est terminé et le tournage commencera en Sierra Leone, en janvier 2002 et se poursuivra en Inde, le mois suivant. Le produit fini (version anglaise avec sous-titres en français ou en espagnol) sera disponible en juin 2002.

 

2.6 Préparer, en consultation avec des universitaires, des propositions de plans pour intégrer le manuel dans les cursus, en mettant particulièrement l’accent sur les universités installées dans les pays de l’hémisphère sud.

Un stagiaire du projet Sphère a recueilli sur Internet des informations sur les conférences et les cours universitaires portant sur les catastrophes, les questions humanitaires et les droits de l’homme. C’est ainsi qu’une centaine d’établissements d’enseignement et de formation ont été trouvés, dont plus de 40 % dans les pays en développement. La nouvelle brochure a été envoyée à tous ces organismes, un exemplaire du manuel et une liste des documents pédagogiques à certains d’entre eux et, dans quelques cas, Sphère a proposé que ces représentants suivent certains cours ou présentent même des exposés.

 

2.7 Poursuivre la distribution du bulletin et d’autres documents de formation.

Notre bulletin électronique accuse du retard par rapport à son calendrier ambitieux de publication tous les deux mois et nous allons revenir à notre cadence trimestrielle.

Une nouvelle brochure de 25 pages sur les enseignements tirés, les comptes rendus de terrain et les questions fréquentes est disponible en anglais, espagnol et français (exemplaire ci-joint).

 

3.  Intégration des principes Sphère dans les agences (programme pilote)

Vous trouverez dans l’annexe 1 au présent rapport de situation, un bref récapitulatif des activités menées par chaque agence pilote. Une foule de progrès ont été accomplis – lentement mais sûrement !

 

3.1     Etablir un système de suivi et d’évaluation propre à être mis en place

Il s’agit, en l’occurrence de tirer (et de communiquer) les enseignements de méthodes permettant de recueillir et de rassembler correctement les données lors des interventions en cas de catastrophe. Une série de visites récentes dans les agences pilotes permet de mieux cerner que peu de systèmes de suivi probants sont en place et l’équipe a l’intention de creuser cette question au cours de la prochaine période de compte rendu et ce par le biais d’agences qui se sont spécialisées dans ce domaine.

 

3.2     Documenter les expériences de mise en oeuvre de Sphère dans les interventions en cas de catastrophe.

L’équipe de mise en oeuvre de Sphère prépare une série de visites sur le terrain  en Amérique centrale, en Asie du sud et en Afrique de l’est où 102 rencontres, au total, sont prévues avec les gestionnaires de programme des agences pilotes. Le but est de se renseigner sur les modalités d’application de Sphère dans les programmes d’intervention en cas de catastrophe. Des données sont en train d’être rassemblées afin qu’un rapport puisse être publié en début d’année 2002, il portera sur l’usage de Sphère dans le cycle du projet, la coordination interagences et les tâches de plaidoyer.

 

De plus, ces visites encouragent la préparation d’études de cas supplémentaires qui vont circuler entre agences pilotes et seront publiées sur le site web.

 

3.3     Documenter les expériences d’application de Sphère dans la préparation aux catastrophes.

D’après les informations dont nous disposons à ce jour, Sphère est en train d’être incorporé dans les plans de préparation aux catastrophes à deux échelons : ceux des collectivités locales et du département ou de la région. De plus en plus, les agences pilotes mettent l’accent sur la gestion des risques à l’échelle des communautés et quelques-unes d’entre elles ont commencé à intégrer la formation Sphère dans les travaux entrepris à  long terme auprès des responsables de ces collectivités. Le but est de veiller à ce que tous les intervenants d’une communauté sâchent clairement quel est leur rôle en cas de calamité et d’avoir défini des objectifs précis dans les secteurs fondamentaux compte tenu de Sphère. Deux agences pilotes se servent également du manuel dans leurs plans de préparation aux urgences à l’échelon du département.

 

Une autre dimension de la préparation aux catastrophes est d’institutionnaliser Sphère pour aboutir à ce qu’une masse critiques d’agences s’en servent avant la survenue d’une calamité ou d’un mouvement de population. Dans plusieurs pays, des agences pilotes ont mis sur pied des groupes de travail en rapport avec Sphère et l’équipe de mise en oeuvre documentera leurs capacités et leur approche en matière d’intervention en cas de catastrophe, de mouvement de population ou de conflit éventuel.

 

3.4     Promouvoir la participation d’agences implantées dans des pays du sud

i)        Analyser les rapports avec les partenaires du nord et les moyens de les utiliser pour mieux  faire connaître et comprendre Sphère.

Sur les 20 agences pilotes, la moitié collabore avec des partenaires locaux. Bon nombre d’entre elles communiquent petit à petit les principes du manuel à leurs partenaires directs mais le processus est laborieux. Quelques-unes de ces expériences ont un caractère exceptionnel comme celle de cette agence pilote qui a contracté des sociétés de conseils locales pour effectuer le suivi auprès des organisations partenaires dans le pays concerné. En Amérique centrale, ces sociétés veillent à ce que tous les partenaires de l’agence pilote aient un exemplaire du manuel Sphère et, si possible, accès à une formation.

 

Pour dépasser le cercle des partenaires immédiats des agences pilotes, il faudra développer cette démarche plus avant, ce qui pourrait nécessiter de réfléchir à une autre stratégie pour diffuser ces informations.

 

ii)       Analyser l’expérience de travail en Inde avec le Comité Sphère et d’autres organismes faîtiers et de réseau pour contribuer à mieux faire connaître Sphère.

Deux des agences pilotes sont des organismes faîtiers : le Consortium des agences de secours humanitaire (Consortium of Humanitarian Agencies ou CHA) et le Conseil australien pour l’aide d’outre-mer (Australian Council for Overseas Aid ou ACFOA). Toutes deux oeuvrent avec Sphère sur deux fronts : formation et diffusion du manuel et débat/analyse du rôle de Sphère dans le contexte national et international. L’ACFOA a présenté Sphère dans les discussions menées à l’échelon national sur le rapport entre droits et assistance humanitaire. De plus, ce groupe est en train d’organiser un atelier de formation des formateurs Sphère et ne cesse d’encourager ses membres à expérimenter le manuel sur le terrain. Le CHA est en train de préparer une panoplie d’outils « version Sri Lanka » pour faire connaître le manuel, avec affiche, brochure et vidéo. De plus, il encourage la réflexion sur les moyens d’utiliser Sphère de manière stratégique dans le but de faciliter l’accès aux populations touchées par le conflit et ce en s’appuyant sur l’argument du droit universel à vivre dans la dignité.

 

Le Comité Sphère en Inde a cessé d’être une agence pilote. C’est l’Institut des interventions palliatrices en cas de catastrophe (Disaster Mitigation Institute ou DMI) qui assume désormais ce rôle. 

 

4. Gestion du manuel Sphère

4.1 Trouver, seconder et soutenir les chefs d’équipe de secteur afin de passer en revue et de réviser le manuel, dans le courant de la troisième année du projet.

Les ONG membres du Comité de gestion Sphère ont reçu les termes de référence (annexe 2) concernant la sélection et les tâches attendues des points focaux par secteur et les candidatures potentielles feront l’objet de discussions lors de la réunion du Comité en janvier 2002.

 

4.2 Soutenir et faciliter les efforts déployés à travers le monde en vue de produire des versions du manuel en langue locale, étant donné les initiatives effectuées dans ce sens et couronnées de succès en phase II.

Le manuel Sphère continue à être traduit de manière spontanée, avec l’ajout récent de versions en macédonien, serbe et chinois. Ces développements, qui sont à la fois passionnants et indicateurs du degré d’intérêt notoire que le projet a suscité, soulèvent toutefois quelques questions épineuses au sujet du contrôle de qualité. Le Comité de gestion de Sphère est en train de se pencher sur la question et espère trouver un moyen pratique d’aligner ces versions officieuses sur les éditions officielles.

 

4.3 Entreprendre une traduction du manuel, (si ce n’est pas déjà effectué en phase II), en arabe, chinois et/ou kiswahili.

La traduction arabe est terminée, les travaux d’impression aussi mais il a été difficile de localiser un distributeur au Moyen-Orient. Il y a quelques temps le Croissant-Rouge de Jordanie a offert son aide et nous espérons mettre cette version à disposition par l’entremise d’un distributeur local d’ici le début de l’année 2002. La traduction en swahili a pris du retard mais le produit final est source d’encouragement puisqu’un groupe interagences a organisé un atelier en Tanzanie (grâce à un financement du HCR et de l’UNICEF) et préparé les définitions de plus de 400 mots en rapport avec l’assistance humanitaire et l’intervention en cas de catastrophe. Nous avons trouvé un distributeur pour la version en swahili et les négociations contractuelles sont en cours.

 

4.4 Etablir des contacts avec d’autres consortiums d’aide humanitaire qui sont en train de regrouper et de produire des normes minimales dans d’autres secteurs, les encourager dans ce sens, et promouvoir la démarche de Sphère qui consiste à développer une collaboration à grande échelle, à regrouper des compétences spécialisées dans chaque  secteur et à rechercher des consensus.

Nous n’avons pas de plus amples informations pour l’instant mais le projet a l’intention d’explorer la question des normes minimales dans l’enseignement avec le concours d’experts provenant d’ONG et de l’ONU, en début d’année 2002.

 

4.5 Envisager d’intégrer les normes minimales et les indicateurs clés liés à la sécurité alimentaire en cas de catastrophe et de calamité dans des versions futures du manuel, et ce s’ils ont fait l’objet d’une vaste démarche de collaboration et sont étayés sur des faits.

Oxfam Grande-Bretagne a organisé un atelier d’étude exploratoire au « St Hildas College » à Oxford, au début du mois de juillet 2001 où étaient représentés diverses ONG, des agences de l’ONU, des bailleurs de fonds, des établissements d’enseignement, des centres indépendants et diverses organisations qui ont couvert leurs frais propres. Les délégués s’étaient notamment fixé pour objectif :

·        de déterminer la nécessité de fixer des normes minimales à respecter dans le secteur de la sécurité alimentaire,

·        de parvenir à un consensus sur la teneur de ces normes à respecter dans le secteur de la sécurité alimentaire (notions, optiques d’évaluation et interventions),

·        de décider s’il convient de réviser les normes à respecter dans le secteur de l’aide alimentaire,

·        de décider si l’on peut intégrer l’aide alimentaire dans le chapitre consacré à la sécurité alimentaire,

·        dresser un plan d’action pour élaborer des normes sur la sécurité alimentaire.

Tous les participants ont convenu qu’il fallait tenter d’élaborer des normes minimales dans ce domaine. Quelques progrès ont été accomplis quant à la formulation des normes et des indicateurs destinés aux évaluations de sécurité alimentaire, et aussi quant au suivi, à l’évaluation et aux normes de promotion de la sécurité alimentaire.

 

4.6 Soutenir les ventes globales du manuel.

Les ventes de la version anglaise du manuel restent soutenues tandis que la demande en français et en espagnol (avec index) a justifié une deuxième impression. Les recettes de ces ventes, soit plus de 20 000 exemplaires, couvrent les frais d’index et de réimpression. Nous allons essayer de produire une version sur Palm Pilot qui pourra être téléchargée à partir de notre site web, une fois que nous aurons fait la conversion et obtenu l’accord du distributeur. 

 

5. Evaluation

La Fondation Mellon débloque des crédits 150 000 $ pour financer une évaluation du projet. Les termes de référence de cette tâche sont accessibles sur le site web de Sphère et faciles à consulter à partir d’autres liaisons (listes automatiques électroniques et sites internet). Cette évaluation débutera en janvier 2002 pour finir une vingtaine de mois plus tard.

 

6. Gestion, personnel et financement du projet

Le Comité de gestion de Sphère s’est réuni deux jours en septembre pour passer en revue l’orientation générale et le déroulement du projet. A cette occasion, le Comité a fait part de l’intérêt qu’il y aurait à poursuivre le projet au-delà d’octobre 2003.

 

Les effectifs sont en poste et effectuent leur travail conformément au plan établi (voir calendrier en annexe 3).

 

Financement

Le budget de la phase III du projet est entièrement couvert par les recettes et les engagements financiers. Le Comité de gestion a convenu de présenter aux bailleurs de fonds (notamment avec ceux qui ne financent pas encore la phase III) une version du budget révisée en hausse (par suite d’une sous-estimation des coûts), pour financer notamment :

-          le prolongement sur un an du travail de formation et des expériences pilotes,

-          la révision du manuel (consultations sur le terrain, travaux des responsables de secteur, réunions de groupes de travail, etc.). (Le Comité de gestion a accepté de  fournir l’équivalent de 150 000 $ en temps de travail pour le processus de cette révision dont les termes seront précisés lors de la réunion du Comité en janvier 2002),

-          la traduction des bulletins, rapports et documents disponibles sur le web,

-          le salaire d’un assistant administratif à temps partiel.

 

Le budget amendé, assorti de notes, est joint au présent rapport.

                            

Le troisième compte rendu et état financier couvrant la période du 1er novembre 2001 au 30 avril 2002 seront disponibles en juin 2002.

FIN